En tant que président de la BFBA et importateur de longue date chez Casa Flora, quels sont aujourd’hui les principaux défis pour introduire des produits alimentaires étrangers sur le marché brésilien ?
Il existe plusieurs défis importants, le premier étant d’ordre économique. Avec la dévaluation du real, il est essentiel de mener une étude de marché approfondie pour déterminer si le produit est économiquement viable. Un autre point clé concerne la réglementation. L’importateur doit vérifier tous les aspects juridiques liés à l’importation d’un nouveau produit.
Le Brésil est un marché immense mais complexe. Selon vous, quelles catégories de produits alimentaires importés offrent aujourd’hui les plus fortes opportunités de croissance ?
Je pense que les catégories ayant le plus fort potentiel de croissance sont les produits sains et fonctionnels, ainsi que ceux qui apportent de l’innovation dans leur segment.
Le salon professionnel SIAL Paris joue un rôle clé dans la mise en relation entre producteurs et importateurs du monde entier. Que représente cet événement pour un acteur comme Casa Flora ?
Pour moi, le salon a deux rôles importants. Le premier est qu’à SIAL, je rencontre tous les acteurs clés du secteur, aussi bien ceux avec lesquels nous travaillons déjà que de potentiels nouveaux partenaires. Le second est que cela me permet de découvrir les nouvelles tendances et innovations du marché alimentaire.
Les consommateurs brésiliens sont-ils aujourd’hui plus curieux ou plus exigeants vis-à-vis des produits étrangers ? Quelles tendances observez-vous ?
Oui, je pense que les consommateurs sont plus exigeants à tous les niveaux, que ce soit pour les produits locaux ou importés. En termes de tendances, je constate une forte croissance de la demande pour des produits sains et fonctionnels.
En tant que président de la BFBA, quelles actions concrètes menez-vous pour faire évoluer la réglementation et faciliter le commerce international des produits alimentaires ?
Il s’agit d’un sujet complexe qui nécessite un travail constant. Notre priorité est d’être en lien étroit avec les ministères et d’entretenir un dialogue avec eux afin de discuter des nouvelles réglementations et des obstacles liés à la législation actuelle. Un autre point important est de suivre les projets de loi en cours au Congrès national pour comprendre leurs impacts sur le secteur et travailler à la meilleure solution possible pour celui-ci.
Image credit: Adilson Carvahal Junior
